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Le Sport comme Traitement


INFOGRAPHIE - Une expertise de l’Inserm réaffirme les bénéfices de l’activité physique contre dix maladies chroniques fréquentes.

Une activité physique commencée le plus tôt possible après le diagnostic, prescrite à tous les malades chroniques, et prise en charge par la collectivité.

Dans un rapport de 820 pages rendu public jeudi 14 février, l’Inserm plaide pour que l’activité physique soit enfin considérée comme une thérapeutique à part entière dans le traitement des maladies chroniques.

«La question n’est plus de savoir si elle est efficace, mais de proposer des programmes adaptés pour convaincre médecins et patients», souligne le Pr François Carré, cardiologue et membre du groupe de travail.

Depuis la loi santé de 2016, les médecins peuvent prescrire des séances d’activité physique à leurs patients, mais ils se sont peu saisis de cet outil. De plus, ces séances de «sport-santé» - un terme que les chercheurs n’aiment pas car il fait peur aux malades - ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie.

Fruit de deux ans de travail et de l’analyse de plus de 1800 études scientifiques, l’expertise collective de l’Inserm répond à un enjeu de santé publique immense. Un Français sur quatre souffre d’une maladie chronique (trois sur quatre après 65 ans). Et ce nombre va en augmentant à mesure que la population vieillit: on estime que 2,3 millions de personnes seront dépendantes en 2060, contre 1,2 million

Pour les experts, l’intérêt de proposer une activité physique encadrée à ces patients ne fait plus de doute. «Les bénéfices l’emportent sans conteste sur les risques encourus, quels que soient l’âge et l’état de santé de la personne», souligne l’expertise.

Selon les chercheurs, ces séances devraient même être prescrites en première intention, c’est-à-dire avant tout traitement médicamenteux, dans la dépression légère à modérée, le diabète de type 2, l’obésité et l’artérite des jambes (une maladie vasculaire qui peut être handicapante).

Un minimum de trois séances par semaine devrait être proposé.

Dans le détail, l’expertise collective passe au crible les effets de l’activité physique sur dix maladies chroniques fréquentes dont le diabète de type 2, la BPCO, l’asthme, l’insuffisance cardiaque ou l’obésité. Les bénéfices mis en évidence par la littérature scientifique sont nombreux.

>>Quelques exemples ont été cités jeudi lors d’un colloque à Paris.

En cardiologie, un programme d’activité physique adapté induit une baisse de 25 % de la mortalité après un infarctus.

Après un AVC, l’entraînement diminue les séquelles neuromusculaires et le risque de récidive. Il améliore la force musculaire et rend plus aisées les activités de la vie quotidienne.

En cancérologie, la pratique d’une activité physique réduit certaines douleurs associées aux traitements, comme les neuropathies. «Commencée dès le diagnostic, une activité d’intensité modérée permet de réduire de 20 à 40 % le symptôme le plus fréquent qu’est la fatigue, souligne Béatrice Fervers, experte en oncologie. Cet effet, encore significatif cinq ans plus tard, est supérieur à celui des médicaments.»

Des études préliminaires pointent pour le cancer du sein et du côlon une association entre pratique physique et réduction de la mortalité, mais aussi du risque de récidive. Pourtant, les données de la littérature observent une diminution du niveau de dépense physique et une augmentation de la sédentarité après un diagnostic de cancer.

Autant de constats qui doivent conduire à «un changement radical d’approche», «alors que prescrire du repos au malade a longtemps été la règle». Chez les malades chroniques, l’enjeu n’est plus seulement d’augmenter la dépense physique hebdomadaire recommandée par l’Organisation mondiale de la santé au grand public, mais bien de proposer des programmes encadrés permettant de limiter l’aggravation et les complications de leur pathologie.

L’activité peut être pratiquée en groupe ou individuellement, en salle ou en plein air ; elle peut privilégier le renforcement musculaire, l’endurance, la coordination ou la souplesse. «L’important est de proposer des activités personnalisées, adaptées aux goûts, capacités et limites de chaque malade», remarque le Pr Carré. Les freins le plus souvent invoqués par les patients sont liés à l’état de santé, notamment la douleur et la fatigue. Le fait de pratiquer non pour soi, mais sous la pression sociale, est aussi un facteur défavorable.

C’est la raison pour laquelle les experts recommandent d’évaluer les capacités et la motivation de chaque patient lors d’un entretien dédié, puis de l’accompagner dans le temps en s’appuyant, s’il le faut, sur les nouvelles technologies. «La plus grande difficulté est de maintenir l’activité physique dans le long terme», indique Grégory Ninot, expert en psychologie. Car ce traitement non pharmacologique est à prendre à vie.


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